Les amours auvergnates de Charles Exbrayat (1968)
Ce que j'apprécie le plus avec toutes ces boîtes à lire qui ont fleuri ici et là, c'est qu'elles permettent de dénicher des petits bijoux tombés dans l'oubli. C'est le cas avec Les Amours auvergnates de Charles Exbrayat (1906-1986), un petit roman court, vite lu et jouissif.
L'auteur, natif de Saint-Etienne, a commis plus d'une centaine de romans dont certains furent adaptés au cinéma ou à la télévision tel que la série Imogène interprétée au petit écran par Dominique Lavanant. Ses ouvrages furent d'abord publiés dans la collection Le masque, puis réédités au club du masque dont il fut directeur.
Ces Amours auvergnates qui auraient tout aussi bien pu s'intituler les Amours aurillacoises narrent les déboires d'un jeune clerc « chez le notaire le plus côté d'Aurillac », à la fois naïf et rêveur, qui, à son corps défendant, attire les femmes comme les mouches sauf bien sûr celle qui l'intéresse.
En même temps que nous suivons les quiproquos et les malentendus successifs, nous cheminons avec lui sur le trajet, rallongé par plaisir, de son domicile, rue Pasteur, à son travail avenue Gambetta, en passant par le cours Montyon, la place Gerbert, une mystérieuse place Roosevelt absente des plans de la ville, et la rue des Frères. Il lui arrive aussi d'aller marcher sur les bords de la Jordanne où il peut rêvasser à loisir... quand les assiduités de ses poursuivantes le lui permettent.
L'action du roman, publié pour la première fois en 1968, se situe probablement à la même époque puisque la cuisinière des frères notaires est née en 1942 comme elle le précise au commissaire de police lors d'un interrogatoire.
Dans la veine des vaudevilles qui ont fait le succès du théâtre de boulevard, les Amours auvergnates de Charles Exbrayat raviront les amateurs du genre et devraient séduire celles et ceux qui souhaitent se distraire de la morosité ambiante.
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