vendredi 1 février 2013

La Dordogne, frontière naturelle entre le Cantal et la Corrèze et pourvoyeuse d'énergie électrique

Il est courant d'entendre dire que le Massif Central est le château d'eau de la France. En témoigne, entre autres, l'important réseau veineux qui prend sa source sur les Monts du Cantal avant  d'aller grossir des  plus artères plus importantes telles que la Dordogne. Du nord de Bort les Orgues, enclave corrézienne sur la D922 entre les très cantaliennes communes de Madic et Lanobre, au sud-ouest de Chalvignac, la Dordogne, frontière naturelle entre la Corrèze et le Cantal compte deux barrages de type poids-voûte, le barrage de Bort les Orgues et le barrage de l'Aigle distant d'une cinquantaine de kimomètres l'un de l'autre. La construction du barrage de Bort les Orgues a duré dix ans, il n'en fallait pas moins pour la plus grande retenue de béton de France qui, en noyant la vallée, a épargné de justesse le magnifique château de Val.

 Plus au sud, sur la commune de Soursac (Cantal), à une cinquantaine de kilomètres du gîte du Cantal,  le barrage de l'Aigle doit son nom au rocher qui surplombe l'ouvrage et au sommet duquel, selon la légende, venaient pondre les rapaces.   Le barrage, au-dessus duquel passe une route, est formé deux immenses déversoirs dont la pente vertigineuse n'est pas sans rappeler certaines pistes de saut à ski et dont le tronçon terminal de forme hélicoïdale est destiné à assurer une dispersion maximale du flot en cas de crue. 
  • Prévue pour être terminée en 1942, la construction du barrage s'est poursuivie jusqu'en 1945, retardée par les difficultés d'approvisionnement de l'époque mais également par la volonté de ses concepteurs qui ne voulaient pas que l'ouvrage tombe aux mains de l'ennemi.

Pour que personne n'oublie que des ouvriers, dont un tiers d'étrangers, représentant une trentaine de nationalités différentes, étaient venus à Sournac non seulement pour chercher du travail mais également pour se cacher, tels que des français réfractaires au STO ou
des résistants, une plaque commémorative a été apposée à l'entrée de la route qui passe au-dessus du barrage. Aujourd'hui ce sont 332 000 kW de'électricité qui sont produits au barrage de la Résistance. Comment ne pas avoir une pensée reconnnaissante pour le travail d ces hommes en cliquant sur l'interrupteur lorsque la nuit tombe sur le Cantal ? 


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