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Notre Dame du Puy Rachat (Nieudan), souvenir cantalien d'une géôle mauresque

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Pendant bien longtemps, de véritables processions ont convergé depuis Saint-Santin Cantalès, Laroquebrou,   Saint-Gérons ou même Saint-Etienne Cantalès vers la petite chapelle Notre Dame du Puy-Rachat à Nieudan. Qui pour solliciter la clémence du ciel et obtenir de meilleures récoltes, qui   pour implorer la guérison de quelque malade condamné par les médecins de l’époque. Le bouche-à-oreille est le principal "responsable" de la renommée de la petite chapelle où il était possible de racheter ses pêchés. La mention de ces pèlerinages se retrouve jusqu’au XVIè siècle dans les documents conservés aux Archives du Cantal à Aurillac .    Au-delà, histoire vraie ou légende, il se raconte que l’origine de la création de la chapelle Notre Dame du Puy Rachat prendrait sa source dans l’Espagne du XVè siècle. En effet, trois jeunes gens de la commune de Nieudan, partis chercher fortune en Espagne, auraient été fait prisonniers par les Maures qui occupaient alor...

Chanut, de la ganterie à Isotoner (Saint-Martin Valmeroux, Cantal)

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C’est en 1860 que Jean-Marie Chanut (1840-1898), natif de Saint-Martin Valméroux (Cantal) part chercher fortune comme on disait alors, pas à Paris comme quelques autres avant lui, non, pour lui ce sera aux Etats-Unis d’Amérique, à New-York ! Il y exercera différents métiers avant d’intégrer une maison de fabrication de gants en peau dont il deviendra le directeur quelques temps plus tard. 20 ans après, en 1880, il fonde sa propre affaire, la Maison Jean-Marie Chanut sur la 5e avenue. Après New-York, Paris Conscient du talent français en matière de mode, il ouvre également une maison à Paris, rue d’Alésia dans le 14e arrondissement destinée entre autres à fournir celle de New-York. Mais en cette fin de XIXe siècle, les premières revendications ouvrières ont pour conséquence l’augmentation du prix de la main d’œuvre et nombreux sont les gantiers qui quittent la capitale pour la province, les salaires y étant plus faibles. Une sorte de délocalisation avant l’heure à laquell...

Albert Monier, l'homme aux 80 millions de cartes postales

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 Albert Monier est né à Savignat, commune de Chanterelle (Cantal) le 3 mai 1915, il est décédé à Paris, le 21 décembre 1998 et repose repose au cimetière de Maleville-sur-le-Bec (Eure). Albert Monier Pour survivre, les parents d’Albert Monier ont quitté les plateaux du Cézallier pour exercer le métier  de marchands de toile à Pont Audemer (NDLR : après 1875 le marchand de toile succède au colporteur et se spécialise dans la vente à domicile de drap et autres tissus, le marchand de toile exerce dans la deuxième partie du XIXè siècle jusqu'à son changement de nom en négociant-voyageur vers 1920) mais chaque été, la famille revenait régulièrement au pays. C’est à l’occasion de ses retour au pays que ses cousins, agriculteurs à Savignat, initieront le jeune homme à la technique photographique. Dès 1934, le jeune Albert, alors âgé de 18 ans fait l’acquisition de son premier appareil photographique qu’il ne quittera plus, délaissant dans la foulée son métier de marchand de meub...

Pleaux, de la bastide royale à la petite cité de caractère

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Située à une vingtaine de kilomètres du gîte Le Fournil de Sagnabous, Pleaux est une  petite cité de caractère depuis 2017 mais elle fut surtout une bastide royale, une commanderie de l'ordre Saint-Lazare de Jérusalem et sans doute une place gallo-romaine.  Place des paix et tour du château de Doignon, siège de l'office du Tourisme Les origines de la cité Le peuplement L’existence de la présence d’une communauté chrétienne au VIIIe est attestée, par contre, en deçà, nous n’avons aucune certitude. Les historiens s’interrogent encore sur une présence gallo-romaine en raison de la découverte de nombreuses traces dont des mosaïques, des pièces de monnaie, un hypocaute (système de chauffage) ou encore des poteries sigillées (marquées d’un sceau) dans les environs immédiats de Pleaux. Le nom Même si les joutes des linguistes autour du sujet semblent n’avoir rien tranché, il semblerait que le terme de « Pleaux » soit issu d’un long glissement de transcription ; de « ecclesiam pleb...

Des Menuiseries du Centre (Ydes, Cantal) à Lapeyre

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 C'est en 1947, à l’âge de 43 ans et après une solide expérience acquise au sein de l’entreprise paternelle que Martial Lapeyre décide de créer Les Menuiseries du Centre à Ydes, au pays de ses racines, découvert à l’âge de 10 ans.   Petit retour en arrière Rien ne serait arrivé sans Pierre Lapeyre , ce dernier a quitté le Cantal en 1850 pour tenter l’aventure parisienne pendant les années Hausmann, en se lançant dans le marché de la démolition, il sera d'ailleurs surnommé « le grand démolisseur ». En 1867 ce ferblantier a obtenu le contrat de démolition du pavillon de l’exposition universelle en vue de sa vente à la ferraille. Quelques années plus tard, en 1889, il sera rejoint par son jeune neveu, Jean-Baptiste Lapeyre , né à Fontanges (Cantal) en 1876, auquel il apprendra le métier. A son tour, ce dernier se mettra à son compte, dès 1894, en se spécialisant dans la revente de marbre et de matériaux nobles, puis en 1904 dans celle de ...

Les fermes du Moyen-Age, reconstitution historique au cœur de la Xaintrie limousine auvergnate

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Les Fermes du Moyen âge Le puy d'Arrel - 19 220 Saint-Julien-aux-bois Tel. 05 55 28 31 30 ou  06 87 49 34 53 http://www.xaintrie-passions.com/ferme-du-moyen-age/ * * * Dans la foulée de la Révolution Française, des décisions administratives ont créé des limites géographiques (départements) là où une réelle unité de vie liait les hommes et les bêtes. C’est le cas de la Xaintrie, « pays » aux contours flous, à cheval sur la Corrèze et le Cantal. Passionné, Pierre Gire, aidé de quelques amis, a eu l’idée et l’énergie de bâtir à l’identique un ensemble de fermes médiévales au cœur de la forêt, à l’orée de la petite commune de Saint-Julien aux Bois (Corrèze), à 7 mn de Pleaux (Cantal) et 25 kilomètres du gîte Le Fournil de Sagnabous . A la croisée des chemins A peine passé le bureau-boutique, le visiteur est invité à cheminer le long d’un étroit sentier ombragé qui, en une poignée de minutes, le fait basculer hors du temps. D’abord le son, le tin...

Requiem à Laroquebrou, notes de lecture

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Paru en juin 2013 aux Editions du Bord du Lot C’était une des rares belles journées ensoleillées de ce drôle de mois de juin. Autant dire qu’il n’en fallait pas plus pour me mettre d’excellente humeur. Un chapeau à larges bords enfoncés jusqu'aux yeux, les lunettes de soleil (et de lecture) chaussées sur le nez et confortablement installée dans ma vieille chaise longue en bois,  j’ai ouvert Requiem à Laroquebrou  vers 14 heures ... Quatre heures plus tard, je refermai le roman, dévoré d'une seule traite, presque surprise de mon "exploit". L'exploit, c'est bien sûr celui de Françoise Besse qui a su capter l'attention de son lecteur et le rendre captif de son récit, une belle réussite pour un  premier roman.   Quand l’ancrage d’un roman est aussi fort avec les lieux où se situe l’action - ici Laroquebrou - petite cité médiévale des bords de Cère à l’ouest du Cantal, à la limite du Lot et de la Corrèze, l’exercice peut se révéler périlleux pour l’auteur...

La Dordogne, frontière naturelle entre le Cantal et la Corrèze et pourvoyeuse d'énergie électrique

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Il est courant d'entendre dire que le Massif Central est le château d'eau de la France. En témoigne, entre autres, l'important réseau veineux qui prend sa source sur les Monts du Cantal avant  d'aller grossir des  plus artères plus importantes telles que la Dordogne.    Du nord de Bort les Orgues, enclave corrézienne sur la D922 entre les communes cantaliennes de Madic et Lanobre, au sud-ouest de Chalvignac, la Dordogne, frontière naturelle entre la Corrèze et le Cantal compte deux barrages de type poids-voûte, le barrage de Bort les Orgues et le barrage de l'Aigle distant d'une cinquantaine de kimomètres l'un de l'autre. La construction du barrage de Bort les Orgues a duré dix ans, il n'en fallait pas moins pour la plus grande retenue de béton de France qui, en noyant la vallée, a épargné de justesse le magnifique château de Val .    Plus au sud, sur la commune de Soursac (Cantal),  le barrage de l'Aigle doit son nom au rocher qui surplombe ...