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Notre-Dame de l'Assomption, église romane en péril (Jou-sous-Monjou)

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Les petites routes du Cantal réservent bien souvent des surprises. C’est le cas de la route qui relie Raulhac à Vic-sur-Cère, en passant par Jou-sous-Monjou, 102 habitants en 2017 (519 en 1846) et là, il n‘y a pas d’autre solution que de garer la voiture sur le petit parking qui la jouxte. Qui jouxte qui, qui jouxte quoi ? L’église Notre-Dame de l’Assomption de Jou-sous-Monjou bien sûr, ainsi nommée depuis 1317. Son chevet en bord de route pourrait laisser penser qu’elle boude en tournant ainsi le dos au passant. D’hier à aujourd’hui : D’ordinaire plus bavard, Jean-Baptiste De Ribier du Châtelet , dans son Dictionnaire Statistique du Cantal, affirme juste qu’ « il y avait, en 1540, une communauté de prêtres. C'était un prieuré peu considérable, annexé à celui de St-Julien-du-Pont, près de Florac (Lozère); il était à la collation de l'évêque de St-Flour ». Probablement construite par les vicomtes de Carlat, elle est officiellement datée du début du XIIe siècle mais certains...

Des monuments aux morts inscrits aux Monuments Historiques

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  Dans le Cantal, comme un peu partout en France, la construction des monuments aux morts s'est intensifiée à partir de 1919, grâce à la loi du 25 octobre relative à la commémoration et à la glorification des morts pour la France au cours de la grande guerre qui, dans son titre 5, précise : « Des subventions seront accordées par l’État aux communes, en proportion de l’effort et des sacrifices qu’elles feront en vue de glorifier les héros morts pour la patrie ». En 2019, à l'occasion du centenaire de l'Armistice mettant fin à la « Grande Guerre », une véritable travail de fourmi a été effectué visant à recenser, répertorier et enfin protéger les monuments aux morts, protection dont ont bénéficié 7 monuments aux morts du Cantal. Choix a été fait par les instances culturelles de catégoriser les monuments, choix que nous reprenons à notre compte ci-dessous : les « architecturés », les allégories (aucun monument n'est concerné dans le Cantal), le solda...

Maisons rurales cantaliennes

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Grâce aux actes notariés en notre possession, nous savons qu’au XVe siècle, l’habitat était dispersé, proche d’une source ou d’un point d’eau. Au commencement était le boriage , domaine comprenant l’exploitation, c’est–à-dire les terres (pâturages, prés ou bois selon le cas), la maison du cultivateur et ses dépendances. Les boriages étaient reliés entre eux par tout un réseau de petits chemins. Puis au fil du temps, en fonction de l’agrandissement des familles et des mariages, le boriage a parfois évolué vers le mas , ancêtre du hameau , le lieu-dit d’aujourd’hui. Le bâti Les maisons, différentes par leurs formes, leurs dimensions, leurs tailles ou encore le nombre d’ouvertures, avaient ceci en commun, d’être toutes construites à partir des matériaux disponibles sur place. Le granite en Margeride, le schiste en Châtaigneraie ou encore le basalte en Planèze. Les murs étaient très épais, le linteau en pierre massive quand elle était disponible, en bois dans le cas contraire. La toiture ...

Fontanges, ou la fontaine des anges !

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Fontanges ! Le nom sonne si joliment à l'oreille qu'on a envie de croire à cette fontaine des anges qui figure sur le blason des Fontanges sur le linteau* d'une maison particulière à Paulhenc, propriété d'Annet de Fontanges (1510-1581), protonotaire apostolique (NDLR : officier du Saint-Siège) et prieur de Paulhenc : "De chaque côté de l'écu de Fontanges, deux anges se présentent de profil, toutes ailes déployées. Ils tiennent d'une main une corne renversée, dont l'eau s'écoule et, de l'autre, un vase effilé qui la reçoit : Fontanges" Fontanges évoque également le duchesse du même nom,  dernière maîtresse , à la courte vie, du roi Louis XIV, qui grandit au château de Cropières à Raulhac où une branche des Fontanges s'était installée. Pour les amateurs de musique le nom de Fontanges évoque également la ville natale d' Anthoine de Bertrand (1510-1581) compositeur de musique spirituelle et profane, actif dans les cercles humanistes ...

Etienne, Guillaume de Senezergues, héros méconnu de la guerre de sept ans

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Il est né à Aurillac le 29 août 1709 et son nom serait sans doute tombé dans l’oubli s’il n’était pas mort au Québec, la Nouvelle-France, alors colonie française, le 13 septembre 1759 des suites de ses blessures.  Senezergues, église saint-Martin (Cantal) Héros méconnu dans son pays natal mais héros reconnu au Québec en raison des nombreuses batailles de la guerre de sept ans (1756-1763) auxquelles il participa. Plusieurs universitaires canadiens lui ont déjà consacré d’importantes recherches. Nous ne disposons malheureusement d'aucune illustration le représentant. Les débuts militaires Le 29 avril 1709 naissait Etienne, Louis, Guillaume de Senezergues de la Rodde, fils de Louis et Marguerite Senezergues, mari et femme mais aussi oncle et nièce . Ils appartenaient à l’une des plus nobles familles d’Aurillac, de celles qui occupaient tantôt de hautes fonctions dans la magistrature, tantôt dans l’armée. Comme son père, le jeune Etienne Guillaume entra dans l’armée à l’âge d...

Des fromages 100 % au lait cru de Salers

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Délaissé pour la production de fromage, y compris pour l’AOP Salers, le lait de vaches Salers présente pourtant des qualités fromagères exceptionnelles en raison d’un rapport matière grasse/matière protéique proche de 1,2. Non dépourvu d’ambiguïté, le label AOP Salers, s’il répond à un cahier des charges précis et contraignant, ne signifie en aucune manière qu’il s’agit d’un fromage fabriqué à partir de lait de vaches Salers contrairement à ce que l’appellation pourrait laisser penser. Nulle part et à aucun moment, il n’est fait mention de l’origine du lait utilisé, peut-être pour ne pas avoir à préciser que le fromage Salers n’est justement pas fabriqué avec du lait de Salers mais avec du lait de Montbéliardes ou de Prim’Holstein dont la traite est bien moins chronophage que celle des Salers. Montbéliarde Heureusement, quelques irréductibles passionnés, regroupés au sein de l’association « Salers Tradition » depuis 1991, travaillent encore en Salers traite dans le Cantal (et dans le ...

Une passerelle himalayenne dans le Cantal (Saint-Gérons)

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 Il n‘y a pas si longtemps, il fallait faire un peu plus de 8 kilomètres en voiture pour aller de la plage de Rénac (Saint-Gérons) à celle d’Espinet (Saint-Gérons) pourtant toutes deux situées sur les rives du lac de Saint-Etienne Cantalès. En fait, la liaison naturelle entre les deux sites avait été interrompue par la mise en eau de la retenue du barrage en 1945. Avec le PER (Pôle d’Excellence Rurale), c’est toute une série d’aménagements qui ont été apportés au site (accro-branche, structures gonflables, baignade surveillée en été, etc) dont la passerelle himalayenne. Le défi technique était de taille mais, après d’importants travaux portés par la Communauté de Communes Entre deux lacs et la Caba tels que le recours à un hélicoptère pour apporter sur le site les matériaux et le béton nécessaires à l’arrimage du pont et le forage de la roche pour y ancrer les attaches, le 12 juillet 2013, la passerelle himalayenne, longue de 124 mètres et large d’un mètre, était inaugurée. Depui...

L'Aurillac, le couteau

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Les pays de montagne ont développé de toutes petites industries grâce à la proximité de la matière première, de la force hydraulique mais aussi de l’isolement et des longs hivers qui obligeaient les gens à travailler à l'intérieur. L'Aurillac issu de l'atelier  d'ECIR et d'ACIER  à Crandelles C’est peut-être dans ce contexte qu’est né L’Aurillac, ce couteau pliant adopté par le monde rural pour ses qualités de robustesse et son faible encombrement. Mon grand-père en avait toujours un au fond de sa poche, à la campagne ça pouvait toujours servir, pour le fromage ou le saucisson du casse-croûte ou pour couper un bout de ficelle … L'Aurillac à l'origine  Petit couteau, en corne bovine, plus rarement en chêne ou bois de cerf, L’Aurillac est reconnaissable à sa lame de forme bourbonnaise, plongeant vers l’avant, à son manche rond, incurvé en partie centrale, à gros rivets, muni ou non d'un poinçon. Son ressort est puissant à cran forcé. Ce couteau ne porta p...

Chapelle de la Sainte-Croix (Cassaniouze, Cantal)

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A Cassaniouze, dans le sud Cantal, en plein coeur de la Châtaigneraie, le promeneur un peu curieux ne manquera pas de s’étonner devant le clocher de l’église Notre-Dame de la Purification qui semble purement et simplement déporté sur la droite de l’édifice. Il y a bien sûr une bonne raison à cela que nous allons voir en détail ci-dessous. Notre-Dame de la  Purification (Cassaniouze, Cantal) Comme « à côté » de l’église L’église précédente, particulièrement vétuste, menaçait de s’effondrer, l’actuelle est une construction récente (1906) dont les plans ont été réalisés par l’architecte aurillacois Casimir Croizet. En 1839, les murs extérieurs du clocher ont été crépis puis laissés en pierre apparente lors de la rénovation de 1990. Il est ainsi impossible de distinguer les bases romanes de la partie haute bien plus tardive. Quoiqu’il en soit, le clocher étant en relatif bon état au moment de la reconstruction de 1906, il fut conservé, il est inscrit aux Monuments historiques par arr...