Toutes les coccinelles ne sont pas des bêtes à bon dieu.
La coccinelle, cette jolie petite bête à bon dieu comme on la surnomme, est un petit coléoptère tacheté considéré comme porte-bonheur car elle est bénéfique à la fois pour l’homme et pour la nature.
Accouplement de coccinelles indigènes
Cette notion de bienveillance associée à la coccinelle est très ancienne ; déjà les agriculteurs du Moyen Age considéraient cet insecte comme un bienfait car il se nourrit de pucerons et d'autres nuisibles ; de là à l'associer à la providence divine, il n'y avait qu'un pas vite franchi. Bref la coccinelle est une véritable alliée des jardins.
Hélas notre gentille coccinelle indigène, la rouge à 7 points noirs, est en danger en raison du développement invasif de sa cousine... asiatique. Bien sûr cette dernière n'a pas traversé les océans toute seule, non comme d'habitude elle est le fruit d'une fausse bonne idée.
Pensée au départ comme une solution biologique pour contrôler les populations de pucerons, elle a été introduite en 1982 par l'INRA (Institut National de la Recherche Agronomique), sommité scientifique s'il en est, pour lutter contre la surpopulation de pucerons. C'est ainsi que la coccinelle asiatique dont l'espèce se distingue par sa taille plus imposante et ses trente variétés de couleurs (jaune, orange, rouge ou noire) est devenue une menace pour nos écosystèmes. Face à ce nouveau prédateur, les plantes autrefois protégées par les coccinelles indigènes subissent désormais une pression accrue des ravageurs, en même temps que la coccinelle indigène dont la coccinelle asiatique est gourmande.
Exemple de coccinelles asiatiques
En outre, cette espèce a tendance à se rassembler en masse pour hiverner dans les habitations humaines. A l'approche de l'hiver, les habitants sont confrontés à de véritables invasions de coccinelles en découvrant avec dégoût des nuées de ces insectes près de leurs fenêtres.Pour l'instant, il n'y a pas de solution miracle pour régler ce problème, il importe cependant que tout un chacun sache reconnaître la coccinelle indigène de la (ou plutôt des) coccinelle(s) asiatique(s) et prenne les mesures de bon sens qui s'imposent.
Pour ma part, quand elles s'agglutinent par centaines dans les montants de mes fenêtres pour venir passer l'hiver à l'intérieur, je les aspire tout simplement (avec l'aspirateur) avant de les détruire mécaniquement. Ce n'est pas très ragoutant mais c'est efficace.
Enfin sachez qu'il n'y aucun risque de les confondre avec la coccinelle indigène qui, elle, a 7 points noirs sur le dos et ne cherche pas à entrer chez vous.
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