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Affichage des articles du mars, 2021

Notre-Dame de l'Assomption, église romane en péril (Jou-sous-Monjou)

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Les petites routes du Cantal réservent bien souvent des surprises. C’est le cas de la route qui relie Raulhac à Vic-sur-Cère, en passant par Jou-sous-Monjou, 102 habitants en 2017 (519 en 1846) et là, il n‘y a pas d’autre solution que de garer la voiture sur le petit parking qui la jouxte. Qui jouxte qui, qui jouxte quoi ? L’église Notre-Dame de l’Assomption de Jou-sous-Monjou bien sûr, ainsi nommée depuis 1317. Son chevet en bord de route pourrait laisser penser qu’elle boude en tournant ainsi le dos au passant. D’hier à aujourd’hui : D’ordinaire plus bavard, Jean-Baptiste De Ribier du Châtelet , dans son Dictionnaire Statistique du Cantal, affirme juste qu’ « il y avait, en 1540, une communauté de prêtres. C'était un prieuré peu considérable, annexé à celui de St-Julien-du-Pont, près de Florac (Lozère); il était à la collation de l'évêque de St-Flour ». Probablement construite par les vicomtes de Carlat, elle est officiellement datée du début du XIIe siècle mais certains...

Des monuments aux morts inscrits aux Monuments Historiques

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  Dans le Cantal, comme un peu partout en France, la construction des monuments aux morts s'est intensifiée à partir de 1919, grâce à la loi du 25 octobre relative à la commémoration et à la glorification des morts pour la France au cours de la grande guerre qui, dans son titre 5, précise : « Des subventions seront accordées par l’État aux communes, en proportion de l’effort et des sacrifices qu’elles feront en vue de glorifier les héros morts pour la patrie ». En 2019, à l'occasion du centenaire de l'Armistice mettant fin à la « Grande Guerre », une véritable travail de fourmi a été effectué visant à recenser, répertorier et enfin protéger les monuments aux morts, protection dont ont bénéficié 7 monuments aux morts du Cantal. Choix a été fait par les instances culturelles de catégoriser les monuments, choix que nous reprenons à notre compte ci-dessous : les « architecturés », les allégories (aucun monument n'est concerné dans le Cantal), le solda...

Maisons rurales cantaliennes

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Grâce aux actes notariés en notre possession, nous savons qu’au XVe siècle, l’habitat était dispersé, proche d’une source ou d’un point d’eau. Au commencement était le boriage , domaine comprenant l’exploitation, c’est–à-dire les terres (pâturages, prés ou bois selon le cas), la maison du cultivateur et ses dépendances. Les boriages étaient reliés entre eux par tout un réseau de petits chemins. Puis au fil du temps, en fonction de l’agrandissement des familles et des mariages, le boriage a parfois évolué vers le mas , ancêtre du hameau , le lieu-dit d’aujourd’hui. Le bâti Les maisons, différentes par leurs formes, leurs dimensions, leurs tailles ou encore le nombre d’ouvertures, avaient ceci en commun, d’être toutes construites à partir des matériaux disponibles sur place. Le granite en Margeride, le schiste en Châtaigneraie ou encore le basalte en Planèze. Les murs étaient très épais, le linteau en pierre massive quand elle était disponible, en bois dans le cas contraire. La toiture ...