lundi 10 novembre 2014

Brèves de Brive 2014 - 33è Foire du Livre

Fluidité malgré les apparences pour accéder à la halle  sur la place du 14 juillet de Brive ... 
RJ Ellory, valeur sûre de l'édition internationale
Voilà, le traditionnel rendez-vous brivois avec le petit monde littéraire est derrière nous, place aux comptables qui, seuls, décident si le cru 2014  a été bon, moyen ou mauvais.   Peu de suspense cependant puisque les premiers chiffres sont comparables à ceux de 2013 (410 000 € rien que pour le vendredi et le samedi contre 415 000 l'an dernier), considérée comme une année exceptionnelle ! Rentable, l'affaire reste pérenne. Rendez-vous donc en 2015 !

Chaque année, je me pose la question, qu'est-ce qui nous pousse vers ces grandes messes sensées célébrer la culture avec un grand "C" ? 

  • Soyons honnêtes ! La visée première est bel et bien commerciale. En effet, il s'agit, à travers la rencontre entre les auteurs et leurs lecteurs, de vendre un maximum de livres pendant une durée donnée pour que continue à vivre l'industrie du livre, auteurs et éditeurs, bien sûr, mais aussi professionnels du bois, fabricants de papier, imprimeurs, correcteurs, publicitaires, media etc ... Et la liste n'est pas exhaustive.
    Jamais si bien servi que par soi-même
  • Cependant, il existe quantité de librairies et de sites de VPC pour acheter des livres. Si le public continue de répondre présent à la foire du livre, c'est sans doute parce qu'il y trouve autre chose, un truc en plus, probablement la curiosité, pour voir "en vrai" ceux qu'il connait essentiellement à travers la télévision et les media,  la concentration d'auteurs en un lieu unique qui fait qu'il y en a "pour tous les goûts" et peut-être un certain mimitisme, Brive pouvant être perçu comme la décentralisation d'un événement typiquement parisien, le salon du livre de la Porte de Versailles.
  • Lydie Salvayre, Goncourt 2014
    Quid de la culture dans une foire du livre ? Car lire est la démarche personnelle et solitaire par excellence, pour la pratique de laquelle on s'isole, physiquement et/ou mentalement. Autant dire qu'un salon du livre se prête peu à l'exercice ; au mieux assistera-t-on à la lecture publique d'un extrait d'ouvrage ou à un débat autour d'une oeuvre. D'ailleurs, l'essentiel est peut-être là, donner envie de lire, tout simplement. Jean Teulé, président de cette 3è édition de la foire du livre de Brive s'y est attelé avec brio.
    Jean Teulé et  Marie-Ange Guillaume pour Aucun souvenir de Césarée

















Michel Denisot, comme à la télé
Finalement la recette est simple. Pour susciter l'envie de lire, il suffit de réunir un certain d'auteurs ayant une actualité comme on dit, des auteurs connus, des très connus, quelques-uns moins connus, voire totalement inconnus, des auteurs médiatisés en guise de locomotive, une guest-star de renommée internationale, d'organiser débats, forums, lectures publiques et, cerise sur le gâteau, faire en sorte que le lecteur en puissance reparte avec un maximum d'ouvrages dédicacés. 

Longtemps attendu, il est enfin arrivé !


C'est peut-être le talon d'Achille du Salon du Livre de Brive, et des salons du livre en général, certains auteurs ont été attendus longtemps, très longtemps, d'autres ne sont pas venus mais là, c'est bien connu, "les absents ont toujours tort". 

Les auteurs présents se sont prêtés de bonne grâce au jeu de la dédicace et de l'échange avec le nombreux public venu les voir en chair et en os. Parmie eux, on reconnaissait Charlotte Valandrey, Marina Carrère d'Encausse, David Foenkinos, Igor et Grichka Bogdanov, Patrice de Carolis, Jean Benguigui, Peter May, Christian Signol, Bernard Werber, Laurent Joffrin, Didier Van Cauwelaert .....

Pour finir, il est à parier que la Foire du Livre de Brive a encore de beaux jours devant elle, en témoigne le dynamisme de l'important espace jeunesse littéralement envahi par les jeunes lecteurs que les parents semblent parfois avoir du mal à suivre.
L'avenir de la foire du livre de Brive ...


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