samedi 12 octobre 2013

Les Offices du Tourisme, entre clients, adhérents et usagers

Un logo connu de tous
L’office du tourisme que nous connaissons tous a pour ancêtre le syndicat d’initiative dont l’origine remonte à la fin du XIXè siècle. En effet, le premier fut créé à Grenoble le 2 mai 1889. Il s’agissait d’une structure initiée par la commune et ayant une mission de service public à but non lucratif visant à promouvoir le lieu, à accueillir, informer et orienter les visiteurs vers des activités susceptibles de les  intéresser. Pour en savoir plus, voici une petite histoire du syndicat d'initiative très instructive.
Soyons clairs, il faut faire une croix sur la notion de « mission de service public à but non lucratif », même si cela n’est pas forcément visible pour le touriste, les OT, quelle qu’en soit la raison, sont en constante recherche de fonds pour alimenter leur trésorerie.

Service public à but non lucratif ?
Quel touriste sait – et d’ailleurs, a priori, il a toutes les raisons de s’en contreficher - que pour figurer sur les supports (papier ou virtuel) de l’OT et ainsi en devenir adhérent, le prestataire (hôtel gîte, camping, site touristique), a dû s’acquitter d’une somme pouvant aller de quelques dizaines à quelques centaines d’euros à laquelle vient s’ajouter un pourcentage sur la semaine haute saison ou un fixe par chambre ? Voilà pourquoi la page d’accueil de la plupart des OT s’ouvre sur les offres d’hébergement. C’est le moins que puissent attendre les prestataires Alors oui, pour le touriste, les services de l’OT ont l’air gratuits mais ils ne le sont pas, mais alors pas du tout.

Accueillir, informer et orienter … avec partialité !


Un label encore peu connu
Pire, il y a une forme de tromperie sur la qualité car quel usager fait le distinguo entre le client qui paie un encart publicitaire et l'adhérent qui lui, paie une première fois pour obtenir le label  « Qualité tourisme » et une deuxième fois pour être référencé ? Nous voilà bien loin de l'information et de l'orientation impartiales sur l’offre touristique locale. 
Double peine pour les propriétaires d’hébergement :
Non contents d’avoir, éventuellement, payé pour figurer sur les supports de l’OT, les propriétaires d’hébergement, du gîte à l’hôtel, en passant par la chambre d’hôtes, doivent collecter la taxe de séjour qui a théoriquement pour vocation de financer le développement et la promotion touristique, donc l’OT, c’est d’ailleurs à ce dernier qu’elle est reversée par les propriétaires.

Et des retombées aléatoires :  
  • Les supports papier sont régulièrement imprimés avec retard et donc diffusé  alors que les vacanciers ont déjà effectué leurs réservations locatives.
  •  Pour la même raison, que dire de la possibilité de laisser la plaquette de sa structure à disposition à l’accueil de l’OT ?
  • Quant au site internet, il est important de s’informer du nombre de visiteurs qu’il reçoit avant de s’engager dans une démarche de partenariat avec un OT. En deça d’un certain nombre, il peut être plus rentable d’avoir son propre site internet.
      Pour conclure, sans jeter l'anathème sur les Offices du Tourisme, qui ont l'avantage de centraliser les informations,  il faut replacer leur rôle dans la réalité mercantile actuelle et savoir qu'y figurer n'est rien d'autre que le résultat d'une transaction commerciale et ne préjuge en rien d'une qualité particulière. A l'inverse, ne pas y figurer ne signifie pas qu'il ne s'agit pas d'une structure de qualité. 
        A bon entendeur ...

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